h. glovelier / m. rebetez

comme j’étais surpris
lorsque tu as choisi de venir
si tu étais prête
moi, je ne l’étais pas

tu étais ma petite fille
je te portais dans mes bras
dans tes yeux j'ai deviné
des merveilles, et des soucis parfois
ton chagrin passait vite
même dans mes bras maladroits

j’étais fier de toi
moi, ton papa

jeune fille maintenant
toi, en face de moi
suis heureux que tu partages
encore certains soucis avec moi
les devoirs, le travail, tes premiers amours
la tristesse, le désarroi

je suis fier de toi
moi, ton papa

très tôt tu as du apprendre
que l'amour quelquefois se tait
ta mère ne pouvait plus entendre
mon cœur devenu muet
je sais, je ne veux pas me défendre
sûrement tu avais besoin de moi

bientôt tu seras femme
tu vivras loin de moi
j’attendrai de tes nouvelles
même si tu n'appelles pas
le travail, les soucis, la tristesse parfois l'amour
la vie ne s'arrête pas

j'ai confiance en toi
je garderai ouverts mes bras
je serai toujours fier
que tu m'aies choisi comme papa